Fire Emblem Fates

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Fire Emblem Fates – Le test

Fire emblem a eu beaucoup de difficultés à arriver par chez nous. Faisant contraste avec la ludothèque plutôt accessible des consoles Nintendo de l’époque, la licence était réservée à un publique coriace de joueurs un peu névrosés tant la difficulté frôlait l’absurde par moments. Mais c’était avant tout une marque de fabrique. Pour ceux qui ne connaissent pas trop ces anciens épisodes, la mort d’un personnage impliquait la disparition total de celui-ci ainsi que de l’équipement qu’il portait. Souvent source de frustration, ce concept savait aussi récompenser les plus vaillants, fiers de triompher après de douloureuses épreuves. Mais ce nouvel épisode s’inscrit dans la lignée de l’épisode « Awakening » sur Nintendo 3DS, permettant au joueur de choisir la difficulté du titre. Ce nivellement personnalisé atteint cependant l’absurde lorsque le mode phœnix permet de ressusciter ses personnages au cœur d’un même combat, simplement en attendant le tour suivant. Autant vous dire qu’insulter son propre égo serait moins dépréciant. Les vrais crieront au scandale, mais en attendant, le grand public, lui, pourra jouer.

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Noir et blanc

Au début de l’aventure vous pourrez incarner un personnage masculin ou féminin que vous aurez préalablement créé et nommé. Vous serez ensuite projeté dans l’univers du jeu, où la guerre fait rage. Vous, digne héritier de la famille du royaume de Nohr, le pays de l’ombre, vous battez pour les honneurs de votre père, le souverain du pays. Au détour des discussions avec les différents protagonistes, c’est en échangeant avec le souverain de Hoshido, les gaillards du sud, que vous apprenez que vous êtes de leur sang, et de surcroît l’héritier légitime de ce royaume. Tiraillé , vous devrez alors faire votre choix entre les deux campagnes, à moins de posséder la version physique du jeu « Conquête » ou « Héritage » qui par essence vous dirigera vers un empire ou un autre. Pour vous simplifier le boulot, si votre choix s’est porté sur Nohr, vous contrôlerez alors les unités standard de Fire emblem, bien connues (cavaliers, walkyries, Chevaliers pégase, etc.). Si vous optez pour Hoshido, vous prendrez alors la tête d’un florilège de nouvelles unités, beaucoup plus typées asiatiques. Vous aurez accès aux ninjas, moines, Kitsune, etc. Un casting plus exotique qui portera un équipement adapté de katanas, étoiles de ninja, etc. Le choix peut sembler compliqué, et décisif, mais sachez qu’il est tout à fait possible d’acheter l’autre scénario a posteriori pour profiter de l’ensemble de l’histoire. enfin, un troisième scénario viendra compléter le tout pour former une aventure absolument gigantesque. Non, Fire emblem n’a pas à pâlir en terme de durée de vie puisque pour terminer le seul épisode que j’ai fais, celui de Hoshido, il m’aura fallu près de 50h. Ce chiffre est à nuancer par le fait que je ne suis pas très bon en japonais, et il me faut bien souvent du temps pour comprendre les dialogues.

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Côté Baston, rien de vraiment neuf à l’horizon.

Le titre n’a clairement pas la prétention de révolutionner les immuables fondements du genre tactical RPG. En se basant sur des mécaniques connues, Fire Emblem fait dans l’efficace, ajoutant çà et là quelques nouveautés bienvenues. Ainsi des cases amèneront des bonus/malus à vos personnages, il sera toujours possible de jumeler un personnage à un autre pour améliorer les statistiques du premier, etc. Les 2 clans proposent des unités différentes, mais fonctionnellement elles sont identiques. Ainsi on pourra diamétralement opposer les unités de manière à poser l’équation mathématique des affrontements de manière habituelle et transparente. Car oui, Fire Emblem n’a que faire de la RNG et n’a toujours pas décidé de supplanter, ou du moins nuancer, le triangle de relation des armes afin d’amener le hasard dans les affrontements. Ainsi, et c’est très dommage, on sait par avance quelle unité battra quelle autre unité, et le rapport de force est intangible et indiscutable. C’est un parti pris dans le game design, mais c’est dommage.

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Le château, un jeu dans le jeu

S’il y’a bien une qualité que l’on doit concéder à Fire Emblem Fates, c’est que le panel d’occupations extra-affrontements est TRÈS chargé, et le château en est une. A l’intérieur de ce château que nous ferons évoluer au gré de l’aventure, nous pourrons à loisir : Prendre un bain, jouer à la tombola, s’exercer dans l’arène, nourrir un petit dragon, faire les boutiques, voir l’environnement à la première personne, améliorer ses relations entre personnages, etc. A cela vient s’ajouter une phase de « tower defense » fort sympathique ou il s’agira de défendre le cœur du château avec des tourelles placées au préalable. Le combat se déroule ensuite de manière toute à fait standard. C’est assez amusant et ça permet à la fois de gagner expérience, argent, et nouvelles armes. il arrive qu’on passe davantage de temps à gérer son château plutôt que de combattre en suivant l’histoire. enfin, on admettra que Intelligent Systems a su nous livrer un produit fini, exhaustif, et bourré d’un contenu qui passionne pendant des heures.

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Fire Emblem pr0n, l’épisode caché

A l’image de l’épisode précédent, il est possible de se lier d’amitié avec les différents protagonistes de la faction. Autant ne pas y aller par quatre chemin : C’est à la fois dérangeant et totalement absurde. Prenant exemple sur les cadors du genres que sont Nintendogs et compagnie, vous pourrez inviter d’autres personnages (masculins ou féminins, peu importe votre orientation sexuelle) dans votre chambre pour le/la caresser. Oui, à la façon du carlin qui se roulera sur le dos dans le salon virtuel de votre 3DS sur Nintendogs, il est et ici possible de caresser le cou, les joues ou les cheveux de votre désiré(e), sous les trémoussements de ce(tte) denier(e). Le personnage que vous caresserez poussera des petits halètements malsains jusqu’à venir à une sorte… d’extase… après lequel il/elle ne régira plus à vos caresses, comme pour vous signifier que ça y’est, c’est fini. C’est totalement absurde et cette fonction n’a absolument rien à faire dans le jeu. Mais je viens d’apprendre que finalement ceci n’apparaîtra pas dans la version européenne, dommage, ça vous aurait au moins fait rire une fois.

Le jeu introduit aussi la notion de relation homosexuelles. Bref, quasi tout est possible dans le titre, à cela près que c’est éthiquement possible (l’inceste est bien évidemment proscrit) et que le personnage soit enclin à entretenir une relation avec l’autre protagoniste. Sinon, les relations restent fidèles à l’image du précédent volet, avec l’héritage des enfants et tout ce que nous connaissons déjà.

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Le mot de la fin

Muni d’une histoire gargantuesque très travaillée et agrémentée de rebondissements tantôt frustrants tantôt héroïques, le jeu est clairement un incontournable du genre. S’arrêter au système de combat statique et démuni de tout aléa serait une grande erreur, d’autant plus que le jeu a une quantité incroyable de possibilités à nous faire vivre.
Bon jeu à vous tous !

Les +

  • Gigantesque, gargantuesque, titanesque
  • Une histoire riche et bien écrite
  • La possibilité de jouer plusieurs clans
  • Le château, florilège de bonnes idées
  • Le charisme du casting

Les -

  • Les combats toujours aussi mathématiques
  • Certaines longueurs injustifiées
8
Kroilia

Auteur: Kroilia

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